HASHTAG éditions: L’usine de porcelain Grazyn de David Demchuk/ gagnant 2018 des Sunburst Awards

 

Déjà reconnues pour la diversité et la qualité de leurs publications littéraires, les éditions Hashtag sont très heureuses d’annoncer la parution récente en français du gagnant 2018 des Sunburst Awards (qui récompensent les œuvres de l’imaginaire canadien) : The Bone Mother, de David Demchuk. Titré L’usine de porcelaine Grazyn dans sa version française, le roman a été sélectionné lors de sa parution pour le Prix Scotiabank-Giller, le prix Amazon du premier roman, le Prix Toronto Book et le Shirley Jackson Award, et figure aussi sur la liste du journal Globe and Mail des meilleurs livres de 2017.

Traduit de l’anglais par Felicia Mihali, écrivaine et directrice littéraire des éditions Hashtag, L’usine de porcelaine Grazyn axe son récit autour d’une manufacture de dés à coudre située à la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie, à une époque où la famine programmée par Staline et le cannibalisme font rage.

Aussi sombre que mystérieux, L’usine de porcelaine Grazynranime les grandes figures de la mythologie slave, depuis Baba Yaga et Rusalka jusqu’au Golem. Les protagonistes humains y côtoient des mort-vivants issus du folklore roumain, mais aussi des sorcières et des vampires, des sirènes et des fantômes…

Animée d’une profonde connaissance, d’une part, des réalités historiques et géographiques illustrées dans le roman, d’autre part, de la culture des Canadiens qui, comme David Demchuk, descendent d’immigrants ukrainiens, Felicia Mihali livre ici une traduction française implacable. Une version viscérale qui restitue, dans une tonalité fantastique et lugubre, toute l’horreur sociale et politique de l’URSS de Staline avant la Deuxième Guerre mondiale.

À propos de l’auteur, David Demchuk :

Journaliste, dramaturge et romancier, David Demchuck est né à Winnipeg et vit actuellement à Toronto. Il écrit depuis quarante ans pour la radio, le cinéma et la télévision. Paru en 2017 en anglais sous le titre The Bone MotherL’usine de porcelaine Grazyn marque son incursion dans le roman noir teinté des fantastique.

L’usine de porcelaine Grazyn– David Demchuk – Traduit de l’anglais (Canada) par Felicia Mihali

216 p. – ISBN : 9782924936047 – 24,95 $ – Distribution Gallimard

 www.editionshashtag.com/

Émélie Provost sur la liste des auteurs séléctionnés pour le concour « Coup de coeur » du Cegèp Edouard Montpétit.

Si fiers de voir un.e auteur.e #Hashtag sur la même page, à côté de Haruki Murakami, Yann Martel, Heather O’Neill, Louise Penny, Michelle Obama, Andrei Makine, Amin Maalouf pour le concours « Coup de coeur » du Cègep Edouard Montpetit. Les suggestions sont issues du Coin des lecteurs, de l’initiative Le français s’affiche. Félicitations #ÉmelieProvost pour Les beaux jours du rouleau compresseur!http://www.cegepmontpetit.ca/static/uploaded/Files/Cegep/Centre%20de%20reference/Le%20francais%20saffiche/Valorisation/Le%20coin%20des%20lecteurs/Concours-Coindeslecteurs-mai-2019.pdf?fbclid=IwAR1qZw5prNXXsLFdzor9abXhJNd4PCd91i9oEdgla0sQVSALOqGMlKPfbh0

Le revue littéraire de René Cochaux

Un prix littéraire prestigieux décerné à l’auteur estrien Hervé Gagnon, le nouveau livre de l’auteure acadienne Antonine Maillet, un ouvrage de vulgarisation vers le zéro déchet et une nouvelle maison d’édition qui publie des artistes issus de minorités culturelles sont au programme de la revue littéraire de René Cochaux cette semaine.

Liste des auteurs et livres abordés

  • Clin d’oeil au Temps qui passe Antonine Maillet
  • Adolphus Une enquête de Joseph Laflamme Hervé Gagnon
  • Tendre vers le zéro déchet Mélissa de La Fontaine
  • Hashtag Éditions Felicia Mihali Présidente et fondatrice

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/Ecoutez-l-estrie/segments/chronique/119293/revue-litteraire-rene-cochaux?fbclid=IwAR0MdvEB7jH5G0JQ37DR95lRXDQb9IKP62CBask8sRDqwg8qlYMUvwAnVjwhttp://Liste des auteurs et livres abordés Clin d’oeil au Temps qui passe Antonine Maillet Adolphus Une enquête de Joseph Laflamme Hervé Gagnon Tendre vers le zéro déchet Mélissa de La Fontaine Hashtag Éditions Felicia Mihali Présidente et fondatrice

Les déclencheurs d’Émélie Provost; La Recrue, Mai 2019

par Sarah Lamarche

Émélie Provost publiait en mars aux Éditions Hashtag un premier recueil de poésie, Les beaux jours du rouleau compresseur, qui observe avec humour le quotidien et la routine d’une vie rangée, avec tout ce qu’elle comporte de tâches ménagères, de vie de banlieue et de neuf à cinq.

Après des études en littérature et un début de carrière en enseignement, Émélie Provost s’est réorientée vers un travail administratif et une vie assez éloignée, somme toute, des cercles et événements littéraires — du moins, c’était le cas jusqu’à ce que ce premier recueil l’entraîne dans les salons du livre ce printemps.

Si, depuis ce changement de cap professionnel, l’écriture ne tient pas une place centrale dans son quotidien, Émélie Provost demeure néanmoins une grande lectrice. « Je ne suis pas très disciplinée dans mon écriture. J’écris plutôt par périodes. Pour moi, ça passe beaucoup par la lecture. Un recueil de poésie va m’allumer particulièrement et déclencher l’envie d’écrire. »

Qu’est-ce qui aura été l’élément déclencheur de ce premier recueil ? « J’ai lu Cochonner le plancher quand la terre est rouge d’Érika Soucy; ça m’a allumé à un autre type d’écriture, plus proche du langage familier. Je me suis dit ah, ben crime, on peut faire ça! J’ai eu le goût de m’amuser là-dedans. J’ai aussi lu pendant cette même période plusieurs recueils qui parlent de la routine, du quotidien, comme La main invisible de Charles Dionne, Tabloïd de Mathieu K. Blais et Banlieues de Mathieu Croisetière. »

« Chez nous, on parle comme ça »

Il allait de soi, pour Émélie Provost, d’emprunter la langue de son enfance et de son milieu pour écrire ce recueil proche de son histoire personnelle, que ce soit le quotidien de femme au foyer de sa mère ou encore sa propre expérience du travail de bureau. « J’ai eu du plaisir à jouer avec ce langage-là. C’est une relation de proximité par rapport au langage. Et je ne suis pas portée sur les recueils de poésie hermétiques ou très abstraits. Je veux une poésie accessible, j’aimerais la démocratiser. »

Lectures marquantes

Tristan Tzara, L’homme approximatif
« Je trouve désolant que Tristan Tzara ne soit souvent connu que comme figure emblématique du mouvement dada. Peu de gens connaissent son œuvre poétique. Personnellement, il s’agit du plus grand poète qu’il m’ait été donné de lire. J’ai des frissons chaque fois que j’ouvre L’homme approximatif et que je lis le premier vers de cette épopée : « dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang ». Comment expliquer ce que je ressens lorsque je lis Tzara? Sa poésie résonne en moi. Elle parle à mes tripes. Elle ouvre tout grand les portes du langage. »

Lucy Maud Montgomery, Anne… la maison aux pignons verts
« Si je ne devais apporter qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait assurément celui-ci. Lorsque j’ai le vague à l’âme, il me suffit de replonger dans Anne… la maison aux pignons verts pour oublier tous mes soucis et retrouver l’espoir. Lire ce roman équivaut à boire une boisson chaude au bord du feu par un soir d’hiver. C’est un remède efficace qui ne coûte pas cher! »

Jean-Christophe Réhel, Les volcans sentent la coconut
« Qui n’aime pas la poésie décalée de Jean-Christophe Réhel? Depuis Bleu sexe les gorilles, je me jette avidement sur tout ce que Réhel écrit. Par un tour de force, il parvient à nous faire rire et pleurer dans un même élan ainsi qu’à décrire la banalité de son quotidien d’une manière qui n’a absolument rien de banal. Réhel est ce clown triste auquel nous aimerions faire un câlin. Dans Les volcans sentent la coconut, j’ai eu le coup de foudre pour ce poème :

la fatigue
est une tulipe
elle m’arrache tous les bâtiments du cœur
sur mon balcon
les plantes sont molles
comme des viandes froides »

Samanta Schweblin, Des oiseaux plein la bouche
« J’ai passé ma jeunesse à lire des Frissons. Plus tard, j’ai dévoré un grand nombre de nouvelles fantastiques. Comme j’affectionne en plus les livres déconcertants, voire dérangeants, il allait de soi que j’allais adorer Des oiseaux plein la bouche. Ce recueil de nouvelles inclassable à la couverture aussi fascinante que son contenu m’a donné une envie folle d’écrire des nouvelles un peu gore bien que l’écriture de nouvelles ne soit habituellement pas ma tasse de thé. »

Avec Les beaux jours du rouleau compresseur, paru aux Éditions Hashtag ce printemps, Émélie Provost propose une poésie proche du quotidien. Dans un langage décomplexé, oralisant, elle se penche au fil de trois parties distinctes sur la lessive, la politique du voisinage en banlieue et le travail de bureau.

Alors que l’exploration de tels sujets en poésie aurait facilement pu être teintée d’une certaine condescendance, Émélie Provost réussit à parler de l’ordinaire comme de son propre territoire, de l’intérieur, avec toute la nuance que ça suppose.

chaque jour ouvrable de la semaine
lisser l’ennui
comme un drap propre

une toile blanche où fondre
ton corps engourdi

Les poèmes font souvent appel à l’élision pour reproduire une certaine prononciation propre au langage populaire. C’est un pari risqué en ce qu’à la lecture on peut en venir à se sentir très dirigé.e.s, comme si les poèmes nous dictaient de façon plutôt serrée comment les lire. Ça devient particulièrement distrayant quand, de temps en temps, les marques de l’oral dans le texte détonnent — c’est inévitable — avec nos propres rythmes et accents.

pour t’vêtir l’matin
piger dans’ sécheuse

dans l’fouillis d’linge propre
mettre un jeans fripé
choisi au hasard

l’enfiler vitement
une rôtie dans’ bouche
les cheveux en bataille

rien à voir avec
une pub d’Calvin Klein

L’univers d’Émélie Provost est palpable dès les premières lignes de ce recueil : il n’était selon moi pas nécessaire d’aller aussi loin dans les modifications à la graphie pour qu’on ressente et entende toute la couleur de cette langue familière.

La voix poétique d’Émélie Provost est évocatrice et maîtrisée. Dans ses meilleurs moments, Les beaux jours du rouleau compresseur nous fait sentir la complexité des sentiments qui existent sous le voile de l’ordinaire. La figure de la mère, notamment, qu’on ne devine qu’à travers ses tâches ménagères, pique notre curiosité : on en prendrait plus. Dans l’ensemble, à vrai dire, on voudrait que l’écriture se commette davantage, soit dans l’émotion, soit dans l’humour, ou dans les deux.

https://larecrue.org/les-beaux-jours-du-rouleau-compresseur-%C3%A9m%C3%A9lie-provost-bc14b933acd1

Hashtag. Cu cărțile pe masă; Pagini romanesti

Hashtag. Cu cărțile pe masă

Simona Plopeanu

Primăvară efervescentă la editura Hashtag care și-a lansat cele mai recente cărți la începutul lunii mai, la Maison des écrivains din Montréal. Între acestea, eseul Entre Athènes et Jérusalem.  Ulysse au XXe siècle, de Louis-Thomas Leguerrier, publicat în cadrul colecției Notifications, a obținut deja un premiu: Premiul pentru cel mai bun eseu în franceză acordat de Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité, Université de Montréal.

Eseul proaspăt premiat al lui Louis-Thomas Leguerrier are la bază teza sa de masterat în literatură comparată despre figura lui Ulysse, dar și preocuparea pentru filozofia lui Lev Șestov cel care, în lucrarea Atena și Ierusalim afirma că gândirea occidentală a fost, de la început, sfâșiată între filozofia greacă și mesajul biblic. Al treilea element care a dus la scrierea acestui eseu a fost poemul în care Benjamin Fondane aduce în prim plan figura unui Ulysse care este « grec și evreu în același timp ».

Les beaux jours du rouleau compresseur este volumul de debut al poetei Émélie Provost. Sursa sa de inspirație se află în cotidian, în rutină, în « mormanul de haine murdare pe care nu-l termini niciodată de spălat, în dorința de a dispărea în interiorul mașinii de uscat, în gălăgia vecinilor pe care o suporți în tăcere, în războiul cu păpădiile de fiecare vară (…), în fluxul de e-mailuri care rămân necitite.” (Planète Québec).

Ceea ce a atras-o pe Miruna Tarcău, directorul literar al editurii Hashtag, la acest volum de poeme, a fost subtilitatea cu care este tratată tema marginalității, monotonia cotidianului și nesfârșitele sarcini repetitive care ajung să niveleze ființa umană.

Al treilea autor al lansării, Mattia Scarpulla, este doctor în Arte, specialitatea dans și doctorand în studii literare la Universitatea Laval. De origine italiană, Mattia a locuit în mai multe țări înainte de a se instala în Québec. Alternează ședințele de scris cu cele de exerciții fizice și consideră că această din urmă activitate își pune amprenta asupra primeia. Préparation au combat reprezintă un viraj spre proză al acestui autor de poezie și este primul său volum publicat în Québec. Cum nuvelele sale sunt despre imigranți, despre dezrădăcinare și identitate, alegerea editurii Hashtag a venit în mod firesc.

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L’usine de porcelaine Grazyn, scrisă de David Demchuk, un autor cu origini ucrainene stabilit în Toronto, inaugurează seria de traduceri pe care editura are intenția să o adauge colecțiilor sale. Cunoscut ca autor de piese de teatru și scenarii, David Demchuk a publicat în 2017 primul său roman, The Bone Mother.

Acest prim roman a fost tradus în franceză de Felicia Mihali (care și ea debutează astfel ca traducătoare autorizată) și publicat la editura Hashtag cu titlul L’usine de porcelaine Grazyn. Romanul valorifică în bună tradiție horror o serie de personaje ieșite din superstiții și legende ale Europei de Est.

Fondatoarea editurii Hashtag, Felicia Mihali, a profitat de lansare pentru a anunța următoarele proiecte : publicarea unor noi cărți (traduceri, în mare parte) în septembrie și participarea la Salonul de carte din Montréal.

Șansa diversității – interviu cu Felicia Mihali, directorul editurii Hashtag

În discursul din cadrul lansării, Louis-Thomas Leguerrier mulțumea editurii Hashtag că i-a publicat eseul, deși acesta nu tratează un subiect «la modă». Joacă moda literară vreun rol în alegerile voastre?

Încă de la început ne-am propus să dăm glas autorilor care nu pot publica în altă parte nu pentru că nu sunt buni, ci tocmai pentru că nu încarnează mode și tendințe. Evident, nu ne facem o misiune din a publica tot ce e refuzat in altă parte. Dar în peisajul literar actual, atât de preocupat de succes comercial și îmbâcsit de aceleași subiecte, vrem să facem o diferență. Încercăm deci să ne întoarcem la clasicism, nu ca stil, ci ca valoare. Cred că, din când în când, cultura are nevoie de epurare, de repliere, de reinvenție.

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Cu Gallimard ca distributor, care este vizibilitatea cărților în librăriile din Québec?

Fără Gallimard nici nu aș îndrăzni să mă numesc editor. Fără un distributor, o editură nu există. Din ianuarie, de când am început concret colaborarea cu ei, titlurile noastre sunt în toate librăriile din Québec, de la cele mai mici, până la marile rețele precum Archambault, Renaud-Bray, Chapters Indigo. Pe site-ul Les librairies, acolo unde sunt depozitate toate titlurile de pe piață, există o mică săgeată care arată că popularitatea cărților noastre este în creștere. Și este vorba de o editură care are numai zece luni de viață.

hashtag felicia mihali

După ce veți obține statutul de editură acreditată de Ministère de la Culture et des Communications și fonduri de la SODEC, în ce veți investi în principal ?

Visul nostru este să dam vizibilitate vocilor din diversitate, atât etnică, cât și sexuală. Când spun minorități etnice nu mă refer la cele vizibile, ci la minoritățile invizibile sau audibile. Faptul că ai pielea albă nu înseamnă că ești mai puțin discriminat sau că găsești mai repede un editor. Cât despre autorii transsexuali, se pare că stilul lor de viață, felul în care se îmbracă și se machiază dau fiori editorilor. Primul autor trans publicat de noi a fost refuzat la un festival de poezie fără niciun fel de explicație. Aceste minorități au nevoie de reprezentare și în aceasta vom investi. Banii se vor duce în primul rând în lucrul pe manuscrise, fiindcă revizuirea profesionistă a textelor costă enorm.

Pe viitor, te gândești la parteneriate cu edituri din România?

Da, evident, însă despre acest proiect nu se poate vorbi înainte de patru, cinci ani. Editura noastră are de fapt înregistrată și o sucursală românească, pe care aș vrea să o dezvolt mai întâi ca o fereastră pentru autorii Hashtag traduși în română, iar apoi pentru autori canadieni, foarte puțin cunoscuți în România.

https://paginiromanesti.ca/2019/05/29/hashtag-cartile-masa/?fbclid=IwAR2eb3VpI5sdD0YqiKes5QsfrZyjfrZdlUcvS9bOfaP8nleVkaK0JuP4B08

Les nouveaux nomades – article signé par Alina Dumitrescu, dans La Recrue du mois; Mai 2019

https://larecrue.org/pr%C3%A9paration-au-combat-mattia-scarpulla-7b68554bde82?fbclid=IwAR3SaYuGUba3Mlp6Ua9f7inuYbgkxZJZCoey4ULu8-ZjJ8PsHjB5FkZDywQLes nouveaux nomades

par Alina Dumitrescu

Préparation au combat désigne la préparation à la rencontre conflictuelle avec l’autre, racontée dans les huit histoires. L’auteur, Mattia Scarpulla, fait partie d’une nouvelle génération d’écrivains issus d’immigration qui ont un regard différent des communautés migrantes, loin des stéréotypes des migrants miséreux, discriminés, malheureux.

L’auteur s’intéresse au conflit psychologique et physique comme forme de communication. Les actions quotidiennes exécutées avant de quitter la maison peuvent donc être entendues comme une préparation au combat.

En ces temps où migration et identité hybride sont des thèmes de prédilection pour les documentaires, les études, les oeuvres littéraires ou cinématographiques, Préparation au combat amène un autre angle de vue, celui d’une intégration dans la mouvance.

Le livre fait état d’un nomadisme intellectuel et amical, entre Québec et Turin, Montréal et Rivière-du-Loup, Tel-Aviv et les rives du Saint-Laurent.

Les thèmes principaux, selon l’auteur, pourraient être résumés ainsi : « Toute tradition, tout idéal et toute croyance sont relatifs. Notre présent individuel se nourrit de l’oubli et de la négation de notre passé. Toute définition génère de l’exclusion. »

Ces huit nouvelles possèdent des conclusions ouvertes. Elles racontent des situations où les personnages font des choix. Ces choix sont des engagements, mais ils ne sont que des possibilités. Les personnages sont déterminés par la possibilité de choisir et non par le choix accompli.

La question des choix quotidiens qui déterminent les destinées, des superstitions personnelles, est traitée avec humour:

5 h 58

Deux possibilités:

1.Si le réveil du voisin sonne avant le mien, je vais courir mes 5 km;

2. Si mon réveil sonne avant le sien, je vais me chercher un expresso au Presse Café

Ou encore :

7 h 23 … Je fais bouillir de l’eau pour le thé

Deux possibilités:

1. Si, de la fenêtre de la cuisine, je vois au moins trois personnes dans la rue, je ferai infuser du thé noir Earl Grey Royal acheté chez Camellia Sinensis, je mangerai du millet soufflé et une pomme;

2. Si les trottoirs sont déserts, je ferai infuser du thé vert La via del té, livré par la poste sur un site italien, je me ferai deux oeufs à la poêle, je les accompagnerai avec de la Mozzarella Saputo et de la rosette Mastro.

…Je pousse un gros soupir de soulagement. Pas de déjeuner italien aujourd’hui. Je me nourrirai un peu plus à la québécoise en préparation de l’examen pour la citoyenneté.

Lors du lancement de son livre, en mars 2019, à la maison de l’UNEQ, Mattia Scarpulla a dit avoir choisi un « style haché, saccadé, comme un oeil qui se promène, une caméra »Dans son intention« les personnages sont caractérisés par leurs actions et non par leur psychologie »Il décrit des situations et rapporte des répliques, sans interpréter les situations. Les lecteurs et lectrices le feront.

Préparation au combat
Mattia Scarpulla
Éditions Hashtag, 2019

Lancement Hashtag à Québec à la librairie Mot de Tasse dans la présence de l’éditrice, Felicia Mihali

Mot d’ouverture: la présidente des Éditions Hashtag
Sébastien Emond lit de son recueil de poèmes: #monâme
Émélie Provost lit de son recueil de poèmes, Les beaux jours du rouleau compresseur.
Lecteurs et amoureux de l’inédit de la ville de Québec au rendez-vous avec les auteurs Hashtag
Mattia Scarpulla lit de son recueil de nouvelles, Préparation au combat.

Amoureux de livres en herbe.