#Le tarot de Cheffersville; d’une beauté saisissante. Sur le blogue: #LES MILLE ET UNE PAGES LM

« Un grand roman, qui nous révèle la réalité de la vie, de ses amitiés qui s’installent dans des moments de la vie où nous sommes perdus.
Felicia Mihali, nous instaure dans une histoire qui est remplie de légendes, des mythes et d’histoires transmises de génération en génération. C’est dans ces rencontres faites tout au long du récit que l’environnement où se retrouve Augusta, prend tout son sens. Entre la taïga, la Tzigane, les prostitués, le Juif et la paysanne, qui seront des rencontres qui influenceront sa tranquillité et qu’il lui sera devenu impossible de s’investir, puisque chaque protagoniste vient bouleverser la paix.
Ce docu-roman est tellement bien présenté qu’il est d’une beauté saisissante, l’authenticité se ressent lors de la lecture puisque l’auteur n’hésite pas à mettre des notes de bas de page. Lors de ma lecture, je me retrouvais entre la tristesse et la joie, elle est venue me toucher par l’histoire, le style, la simplicité, les personnages, la sensibilité, c’est un talent exceptionnel pour une auteure de venir transmettre l’importance du mystère dans nos vies. »

http://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2019/10/le-tarot-de-cheffersville-felicia-mihali-editions-hashtag-par-martine-levesque.html?fbclid=IwAR013fu-70ub2Ibj23wJXANNPfxzQCTgNQDCat6FVL6QnY7LzofSN221DAg

#J’ai oublié d’être Sagan, de Nassira Belloula

J’ai oublié d’être Sagan, de Nassira Belloula

Roman d’initiation à l’amour et à la littérature doublé
d’une réflexion sur la condition féminine en Algérie

Écrivaine algéro-canadienne titulaire du Trophée 2010 des femmes arabes du Québec, Nassira Belloula signe cet automne un grand roman sur la difficulté d’être, au coeur des sociétés traditionalistes, une femme libre de son corps et de ses idées. Titré J’ai oublié d’être Sagan – clin d’oeil au classique français Bonjour tristesse – l’ouvrage vient de paraître aux Éditions Hashtag et propose un récit initiatique où se croisent histoire d’amour et découverte de la littérature, sur fond de féminisme aux portes du désert algérien dans les années 1970-1980.

Moderne et universel, J’ai oublié d’être Sagan parle de la pression sociale et du poids des traditions. Il aborde sans détour la soumission des femmes et leur enfermement symbolique.

Écrit avec sensibilité, le roman de Nassira Belloula suit le parcours d’une jeune Algérienne pleine de vie que son professeur de français va initier à l’amour et à la littérature, en particulier au premier roman de Françoise Sagan, oeuvre emblématique des émancipations féminines et adolescentes des années 1950. À l’appui d’une narration qui navigue entre passé et présent, l’enchaînement des événements – abus, grossesse, déshonneur – va contraindre l’héroïne à se battre pour sa survie et à s’évader par les
mots. Elle choisira de s’éloigner d’une société oppressante et d’un entourage qui, pour ne pas perdre la face, la traite comme une malade ou une « possédée ». Une oeuvre assurément engagée et poignante !

Nassira Belloula : journaliste, romancière, essayiste, poétesse. Née en Algérie en 1961, Nassira Belloula est l’auteure d’une douzaine d’ouvrages. Après avoir officié comme journaliste de presse indépendante à Alger, elle s’est installée à Montréal avec sa famille en 2010. Lauréate du Trophée des femmes arabes du Québec en 2010 et du Prix international Kateb Yacine en 2015, elle a reçu cette année le Prix Charles Gagnon pour un essai sur le féminisme islamiste. J’ai oublié d’être Sagan est son 2e roman publié au
Canada.

J’ai oublié d’être Sagan – Nassira Belloula
116 p. – ISBN : 9782924936115 – 17.00 $ – Disponible en librairies.

La mort habite ici, de Laurence Caron-Castonguay

La mort habite ici de Laurence Caron-Castonguay

Une poésie de l’essentiel qui dépeint toute la charge émotionnelle du Grand Nord et de l’amour à distance

Artiste genderqueer dont les explorations vont du verbe à la performance en passant par la photographie, l’aquarelle, le dessin ou encore d’autres formes de création 2d de techniques mixtes, Laurence Caron-Castonguay signe aux Éditions Hashtag un premier recueil de poésie hors normes. Titré La mort habite ici, ce texte, qui oscille entre prose et lyrisme, catalyse l’expérience et les émotions de l’auteur.e alors qu’iel enseignait les arts plastiques dans le Grand Nord, qu’iel y faisait le deuil de sa grand-mère et surmontait les milliers de kilomètres qui le.la séparaient de son.sa conjoint.e.

Porté par une écriture de l’essentiel, La mort habite ici cristallise aussi bien les drames humains et sociaux du Grand Nord, que la beauté du moment présent.

Affecté par l’absence de « cellui » « qu’iel » venait d’épouser, Laurence Caron-Castonguay a commencé par lui écrire un poème chaque jour. De l’amour, le recueil a déporté son regard sur la vie en général. Pour cet.te artiste natif.ve de Saint-André-de-Kamouraska, le Nord cristallise nos propres maux, mais à une échelle qui permet de les percevoir de très près. Sorte de paradoxe où tout semble aller très vite tout en restant suspendu dans la lenteur, ces lointaines contrées constituent l’occasion de
se tourner vers soi-même. Avec un franc-parler et des mots simples mais forts, Laurence Caron-C. décrit de troublants états d’âme et de fait. Ébranlé.e aussi par de nombreuses morts survenues dans la
région, l’auteur.e a transcendé son quotidien pour livrer un recueil à la fois bouleversant et novateur.

Laurence Caron-C . : artiste multidisciplinaire… et poète « par accident » !
Résident.e de Québec, Laurence Caron-Castonguay a grandi à Cabano (aujourd’hui un secteur de Témiscouata-sur-le-Lac). Passionné.e par le dessin, iel a complété en 2009 un DEC en Graphisme au Cégep de Rivière-du-Loup puis un Baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval. Avant ce recueil, iel a fait l’objet d’expositions remarquées et a notamment illustré Le Mouton Noir et l’Écrit Primal. www.facebook.com/laurencecarts